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Coucou les gens.

Comme vous vous en doutez, j'écris.
J'aime beaucoup ça et le pratique avec plaisir.

Chaque jour, je publierais une partie du livre que j'écris actuellement.

Liste des livres :
- Amour et démélés [en publication].

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Egalement, retrouvez moi sur ça, ça et ça.

Tchussss'

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 07:39

Modifié le jeudi 22 novembre 2007 09:36

Amours et démélés [ 1 ]

AMOURS ET DEMELES


La chapelle-aux-bois

Le 10 octobre 1875

A la comtesse Sophie De Sirach,
J'ai énormément souffert de vous cacher ce que je suis maintenant, je crois, apte à vous révéler.
Je crains, connaissant la force et la dureté avec laquelle vous prenez et juger les choses, votre réaction.
Mais je ne puis m'empêcher de vous révéler l'ampleur qu'ont prit mes sentiments envers vous depuis notre rencontre au mois de Juin.
Aimer en secret, aimer en silence, aimer en cachette : cela m'est devenu impossible.
C'est pour ce que je vous avoue, que je vous écris, noir sur blanc, la force et l'amour que je ressens pour vous, belle Sophie.
Même si votre regard me glace, votre bouche me donne envie. Même si votre nez ne peut pas me sentir, vos joues sont à croquer. Je ne puis résister plus longtemps à votre invincible charme.
Votre esprit est des plus évolués, des plus cultivés. Je ne puis résister plus longtemps à votre conversation.
Des que je vous aperçois, tout en vous, me donne un frisson innommable qui parcourt mon corps pendant quelques secondes.
Je vous désire et vous veux toute entière mais j'ai peur car je ne sais pas comment mes profonds sentiments me seront rendus.
J'ai passé de longues nuits éveillées à me demander ce que vous pouviez pensez et ressentir à mon égard.
Ma lettre pourrait se poursuivre et se confondre par une énonciation des centaines de qualités qui vous sont conférées mais cela serait des plus inutiles car votre orgueil justifié vous a déjà tout apprit.
Sans plus de détours je vous demande de répondre à cette lettre avec la spontanéité dont vous faites si bien preuve.
Avec tout mes respects et tout mon amour,
Duc Charles De Murisse.


Quand la belle et cultivée Madame De Sirach reçut cette lettre, son orgueil et sa vanité n'en furent que plus renforcée. C'est en pleine confiance en elle qu'elle envoya à son cher Charles une invitation à diner pour le lendemain.
La comtesse de Sirach, qui avait alors vingt-neuf ans était probablement la plus belle et la plus riche femme de la région. Mais elle était froide, hautaine et par-dessus tout vaniteuse.
Aucun homme ne pouvait ne point succomber à son charme Allemand et à son esprit reconnu pour être des plus cultivés.

Mais malheureusement pour ses nombreux prétendants Sophie était mariée depuis ses dix-sept au comte de Sirach. De son nom de jeune fille, Von Kusser, la comtesse était une descendante directe du roi de Prusse. Elevée dans la richesse et l'extravagance, sa mère l'avait fait mariée au comte de Sirach, riche descendant des rois de France.

Le duc Charles de Murisse, lui était de noble souche aussi mais moins riche que le comte de Sirach. Il avait eu vingt deux ans en mai dernier et avait décidé de s'installer dans un autre endroit, il avait donc choisi un petit village, pas loin de Nancy, appelé La chapelle-aux-bois. Il y avait fait la rencontre du comte et de la comtesse de Sirach en Juin lors d'un diner mondain chez des amis communs. Il s'était tout de suite en amouraché de la comtesse, il aimait sa présence d'esprit rare chez les femmes, sa beauté, son intelligence, sa conversation passionnante et sa capacité à diriger son mari, qui lui aussi avait l'air fou d'elle.
Le duc Charles était aussi quelqu'un de très cultivé et doté d'un esprit très fin. Il était remarquablement beau et avaient des manières très distinguées dont les femmes raffolaient.
Il avait déjà eu plusieurs prétendantes pour son mariage mais n'avait pas encore, depuis se rencontre avec la comtesse Sophie, rencontré la femme qui lui conviendrai.

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 07:41

Modifié le jeudi 22 novembre 2007 09:43

Amours et démélés [ 2 ]

Le lendemain le duc Charles se présenta à la porte de la comtesse Sophie, dont le mari était absent. Une domestique installa le duc dans le boudoir de Sophie. Lorsque la comtesse arriva, Charles ressentit, encore une fois, la dureté et la sincérité de ses sentiments. Mais l'expression de la belle Sophie eut vite fait de le glacer s'il n'avait pas été aveuglé par son amour. Ce fut la comtesse qui entama la conversation avec des banalités – sur le temps et sur les nouveaux rideaux. Mais elle en vint vite au fait :
« Charles, vous vous imaginez bien que si je vous reçois aujourd'hui c'est pour vous parler du choc que m'ont causé vos révélations.
- Je m'en doute.
- Mon bon Charles, vous savez à quel point votre présence m'apaise et votre conversation me distrait mais je dois vous dire que vos sentiments, même s'ils étaient réciproques et partagés, ne pourraient pas êtres vécus, entre nous, comme vous le voudriez. Vous savez que je partage ma vie depuis treize ans avec le comte de Sirach et que je suis dans l'incapacité psychologique de lui causer tout adultère physique ou point.
- Sophie, je suis attristé de votre réaction. Je l'imaginais plus forte, plus brutale. La douceur avec laquelle vous m'exposez votre refus me laisse croire que quelque chose vous tracasse. Sachez que malgré votre réticence à une liaison entre nous ma conversation distrayante et ma présence apaisante sont et seront toujours à votre disposition. Si vous vouliez donc me mettre au courant de ce qui vous tracasse ? Ma révélation vous a-t-elle tant ébranlée ? Si tel est le cas je m'en excuse sincèrement.
- Point du tout mon cher Charles, je vous jure que tout va bien et que si j'avais un problème de quelque façon je vous en tiendrais au courant. »
Charles repartit chez lui après un diner très silencieux, seul, triste et encore plus amoureux.
Sophie, lorsque le duc fut parti se sentit emplie d'un grand vide et ressentit elle aussi ce sentiment qu'elle ne voulait pas s'avouer mais qu'elle savait exister.
Le lendemain, la comtesse reçut sa meilleure amie, la vicomtesse De Cormier, veuve depuis deux ans, à qui elle parla ouvertement de la lettre du duc de Murisse et des sentiments qu'elle pensait éprouver pour ce jeune homme. La vicomtesse lui conseilla d'oublier au plus vite cet impertinent qui osait lui avouer ses sentiments de jeune homme dans l'espoir de la voir accepter de briser son couple. Sophie reconnut que le duc de Murisse avait vraiment trop osé en faisant ces propositions si directes et sans quelques détours mais elle refusa de promettre a sa meilleure amie d'arrêter de le voir, ne serait-ce qu'en ami :
« Ma chère vous savez à quel point la solitude m'est insupportable et vous savez aussi que les absences de mon bien-aimé sont vraiment fréquentes. Je ne puis rester isolée et coupée du monde sous prétexte que ce jeune homme a montré un peu trop de prétention dans sa demande qu'il pensait être sur de voir comblée !
- Mon amie, ce n'est point du tout comme cela que je vous ai présenté l'affaire !
- Cela revient au même et je ne puis m'y résoudre, cet homme est mon plus proche ami du sexe masculin, il est mon confident et l'épaule sur qui me reposer en cas de problème de plus il m'a promis de ne plus me refaire l'aveu de ses sentiments et de continuer à me fréquenter en tant qu'ami, tout comme avant.
- C'est certes une belle amitié que vous nourrissez cependant que depuis juin seulement mais elle est dangereuse et en plus de nuire à votre réputation elle pourrait nuire à votre mariage, ma chère !
- Sottises que tout cela ! C'est tout sauf dangereux ! Le duc n'a aucun ennemi, tout le monde l'aime : c'est une des meilleures fréquentations du coin c'est un homme bien élevé et aux bonnes manières avec qui il est si bon de converser. Cela peut tout être sauf nuisible !
- Si jamais quelqu'un a eu vent de cette déclaration alors votre mari le saura et là la réputation de votre cher Charles sera bien rabaissée !
- Mon mari n'est point du tout rancunier et sait garder son sang-froid il n'est point dans ses habitudes d'agir de la sorte, voila un point sur lequel le risque est faible que ce que vous prédisez arrive. De plus à moins que vous n'en parliez autour de vous personne d'autre que vous, lui et moi ne sera au courant de cette déclaration et comme je vous accorde ma plus grande confiance ...
- Cette confiance sera respectée : jamais je ne toucherais mot de cette histoire à que ce soit sous quelques torture que ce soit ! Mais je vous garantie que votre bon Charles risque d'en parler autour de lui.
- Vous vous trompez encore, sur ce point. Le duc de Murisse est trop orgueilleux pour ébruiter une telle défaite que le refus de mon amour, bien au contraire aucune fuite ne risque d'émaner de lui.
- Il est vrai. Je vous conseille tout de même de faire grand garde à vos actes et paroles et à garder une certaine distance avec ce beau jeune homme.
- J'y tacherais. Voudriez vous diner avec lui un de ces soirs, je pourrais organiser un diner avec mon mari, vous, Charles et moi.
- Cela paraît une bonne idée et un bon prétexte pour rencontrer enfin en petite soirée privé l'homme dont vous m'avez tant parlé ! »

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 09:39

Amours et démélés [ 3 ]

La vicomtesse Charlotte de Cormier avait était mariée au vicomte de Cormier à ses vingt et un an. Celui-ci était mort trois années plus tard. Elle avait donc emménagé à la campagne ou elle avait fait la rencontre de la comtesse de Sirach qui avait été une grande amie dans la période difficile après la mort de son mari. Elle l'avait aidé à se créer une place et une image dans le monde, l'avait écouté pleurer et se lamenter sans se plaindre. Les deux femmes étaient donc devenues deux meilleures amies inséparables. Voila deux ans que la vicomtesse Charlotte était veuve et elle n'avait point encore retrouvé un homme pouvant combler le grand trou que son mari avait laissé dans son c½ur en mourant.

Deux longs jours après, Charles de Murisse reçut du courtier une invitation de la comtesse de Sirach brièvement rédigée :
« Mon bon Charles, je vous convie à diner avec mon mari et mon amie la vicomtesse de Cormier demain soir même. Vous êtes le bienvenu à partir de seize heures. Bien à vous, Sophie ». Cette courte lettre lui prouva qu'elle n'avait gardé aucune rancune de sa déclaration, qui après des heures de réflexion, avait trouvé lui aussi trop osé et non recevable par une femme de cette classe ! Décidément cette femme était vraiment trop bonne.

# Posté le dimanche 25 novembre 2007 04:34